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Orgue Mutin Cavaillé Coll, de Mérignac  Merignac veut restaurer son orgueCommune de près de 800 habitants, près de Jarnac, en Charente, Mérignac dispose d'un orgue, digne des plus grandes villes. La petite église St Pierre abrite un instrument construit en 1923 par les célèbres facteurs Mutin - Cavaillé - Coll. Installé à l'origine en l'abbaye des Bénédictines de Chantelle, dans l'Allier, il est, depuis 1980 l'accompagnateur des cérémonies religieuses de Mérignac. Aujourd'hui l'instrument a besoin d'une restauration afin de lui permettre de restituer dans toutes leurs qualités, des oeuvres de 17 et 18 èmes siècles en particulier. Destiné au culte, mais également aux concerts et à une école de musique, l'orgue demande d'investir un peu plus de 135 000 euros pour sa restauration et la consolidation de son escalier et de la tribune. Pour ce faire, L'association des amis de l'orgue Mutin - Cavaillé - Coll de Mérignac, a lancé une souscription, parrainée par " La fondation du Patrimoine", de Poitiers, qui oeuvre pour la préservation du patrimoine historique privé.
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|  Maison Médicale : Un intéressant montage financier |  | La commune de moins de 700 habitants a trouvé les moyens techniques et financiers pour offrir à ses habitants des services médicaux dignes d'un chef lieu de canton.
La désertification des campagnes entraîne le départ de services publics qui, eux-mêmes, amplifient cette désertification. Il en est de même pour les services médicaux. Le « numerus clausus », nombre de médecins autorisés à exercer, réduisant le nombre des étudiants admis dans les facs de médecines françaises à partir des années 80, a provoqué un manque criant de professionnels de santé dans les campagnes. Les médecins généralistes trouvent difficilement des successeurs pour reprendre leurs cabinets. En effet, les jeunes carabins préfèrent s'installer en ville, y trouvant des conditions de travail et de rentabilité plus propices à leurs ambitions. Face à ce manque de candidatures, certaines communes se désolent, croisent les mains, les doigts et finalement se découragent. Or si l'on souhaite attirer des familles, il est indispensable de leur offrir quelques services de proximité ; L'école, une garderie, un commerce multiservices ne sont pas tout. Un médecin, une pharmacie, des infirmières assurent le minimum de sécurité sanitaire attendu par les familles. À Mérignac, commune de 700 habitants à quelques kilomètres de Jarnac, en Charente, l'on disposait déjà d'une pharmacie, de deux médecins, d'un cabinet d'infirmières et d'un kiné depuis bien des années. Mais M. Roblin, le pharmacien souhaitait s'agrandir et envisageait de s'installer ailleurs s'il ne trouvait pas de solution sur place. L'un des deux médecins, le Dr Conte souhaitait créer un cabinet commun avec une collègue, le Dr Martin, et pouvait également quitter la commune. Devant cet état de fait et face à l'immobilisme des institutions, à commencer par la Communauté de Communes du Jarnacais qui ne voyait pas l'intérêt de créer une maison médicale à Mérignac puisque Jarnac offre déjà ces services, le maire de Mérignac, Guy Rougier, soutenu par conseil municipal unanime, a opté pour une solution assez originale et inventive. Le pharmacien disposant d'un terrain pour y construire une nouvelle pharmacie en a cédé une partie à la commune pour y bâtir la maison médicale, agrandi par une surface complémentaire, acquise auprès d'un autre propriétaire. La municipalité s'est alors tournée vers les professionnels intéressés : kiné, médecins, infirmières et dentiste afin que chacun détermine, selon ses capacités financières, la surface de cabinet dont il aurait besoin. Cette surface correspondant au montant du loyer à payer par la suite. Ainsi fut déterminée la surface totale de la maison médicale dont le coût de construction et d'aménagement est entièrement couvert, pour sa part communale, par les loyers. Les 56 % restant ont bénéficié de subventions. Lancée en 2007, la construction s'est achevée en juin 2008, retardée par la défaillance d'une entreprise, d'ailleurs coutumière de retards dans ses travaux. Ces trois mois de délai supplémentaires, sont autant de manque à gagner dans les loyers pour la commune et de revenus pour les locataires. Un seul professionnel, Antoine Amiot, le kinésithérapeute, avait pu s'installer dès le début février, les médecins, les Drs Conte et Martin et le cabinet infirmier de Mme Réaux début mars, le dentiste, M. Diop, début juin. Pour Antoine Amiot, le kiné, la formule « m'a permis de pouvoir étudier de quelle manière agencer efficacement mon local ! J'ai pu déterminer les espaces réservés à la musculation, aux massages, aux exercices de manière à pouvoir accueillir un associé sans avoir de problème de répartition des espaces. Il en a été de même pour mes collègues médecins, infirmières et dentiste dont chacun a pu optimiser dès la conception sur plan les surfaces dont il avait besoin. Ce fut également l'occasion d'investir dans du matériel neuf et performant. » Après une année de fonctionnement, la maison médicale de Mérignac prouve que la formule est performante. « Le parking est souvent complet » remarque le pharmacien. Les deux médecins, qui pensaient suffire à la clientèle puisque le troisième médecin de la commune, le Dr Thébault, a préféré poursuivre son activité à domicile, devront faire appel à un remplaçant lors de congés prolongés. Le Dr Diop, le dentiste, qui exerçait jusque-là dans le cadre de l'hôpital Girac et de la polyclinique d'Angoulême, a dû rapidement ouvrir son cabinet mérignacais à plein temps. Et les autres praticiens ont également des carnets de rendez-vous débordants, leur clientèle s'étendant de plus en plus. « C'est que l'on vient de toutes les communes avoisinantes, car la facilité d'accès, de stationnement et le regroupement des spécialités avec la pharmacie sont un atout majeur pour notre accueil », constate Guy Rougier, dont la mairie voit grandir le nombre des demandes de permis de construire. Car il ne suffit pas que les professionnels fassent preuve de bonne volonté, encore faut-il que la population encourage l'initiative. D'autres communes ont vu leurs structures se déliter par manque d'activité ; les médecins renonçant à continuer à travailler dans des regroupements délaissés par les clients. « Il ne s'agissait pas d'un pari hasardeux, confirme Guy Rougier, mais d'une opération réfléchie, destinée à favoriser le maintien sur la commune de notre population, voire d'attirer des personnes pour lesquelles un service médical de qualité est important. Qu'il s'agisse de jeunes ménages avec des enfants ou de personnes âgées ayant des difficultés à se déplacer, cette proximité est un atout. D'ailleurs, nous avons des appels d'autres communes à travers la France nous demandant des renseignements sur notre montage. » La petite commune charentaise apporte donc à sa façon une certaine réponse à la lutte contre la désertification des campagnes. La conception mérignacaise n'est pas forcément transposable partout, mais elle offre l'avantage de n'être onéreuse pour personne et de limiter les risques en matière d'investissements. La commune voit ses emprunts couverts par les loyers ; les professionnels adaptent leurs engagements à leurs possibilités financières et les subventions accordées restent modestes au regard de l'importance d'une telle réalisation. C'est également cela, la santé de service public. Et c'est bien ce qui a motivé Conseil Régional, pour apporter son soutient à cette création parmi la douzaine d'initiatiatives lancées et soutenues en Région Poitou-Charentes. Patrice Fougeray
Maison Médicale de Mérignac
Surface utile : 307.50 m2 Kiné : 88.20 m2 Médecins infirmières : 158.30 m2 Dentiste : 61 m2 Coût total : 547.200 2 Part communale : 450.000 euros empruntés sur 25 ans. Annuités couvertes par les loyers. Loyers annuels : 27.300 euros Prix du M2 : 7,50 euros Subventions Communauté de communes du Jarnacais : 11.700 euros Conseil régional : 88.000 euros Conseil général de la Charente : 130.000 euros
Article paru en mars 2009 | | |
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