Contactez l'auteur à :
lefil-pfy@wanadoo.fr

Vus, entendus

Mes humeurs,  bonnes ou mauvaises résultant de l'actualité.

Heuliez, une mort programmée

jeudi 1 avril 2010, 13:21

Choquant le titre? Car il ne s'agit pas d'un poisson d'avril. Non, tout simplement réaliste.

Ségolène Royal a beau se débattre pour conserver en vie l'un des fleurons de l'industrie  régionale, elle aura bien du mal à éviter sa disparition.

Pourquoi? Pour deux raisons toute simples : le gouvernement a maintenu le site de Cerisay sous perfusion uniquement pour ne pas laisser la présidente de la région se prévaloir de son action en période électorale.

Le sort de l'entreprise était scellé quelque soit le scénario, victoire ou défaite aux régionales. Mais la défaite ne fait que conforter le gouvernement dans ses intentions. L'investisseur turc était un leurre destiné à retarder l'échéance jusqu'après le scrutin. Son annonce de ne s'engager que sur 15% du capital n'est pas une nouvelle, simplement la confirmation que le Ministre de l'Industrie s'est contenté d'une gesticulation pour faire croire qu'il souhaitait la survie d'Heuliez.
Or, l'Etat est plus enclin à soutenir le projet de Renault et ne souhaite sans doute pas voir cette entreprise concurrencée sur le créneau de la voiture électrique par une autre en France, surtout si elle est soutenue par une région de gauche. Peu importe que  le projet d'Heuliez soit meilleur et plus avancé que celui de Renault, l'ancienne régie d'Etat tient a conserver son leadership.
En mettant en avant un investisseur qui ne souhaite acquérir qu'une partie des activités d'Heuliez, le ministre de l'Industrie retarde l'arrivée d'investisseurs plus sérieux et table apparemment sur une cessation de paiement imminente pour obtenir la disparition d'Heuliez. 620 emplois ne sont pour rien dans cette stratégie à courte vue.
L'entreprise réputée pour la qualité de ses carrosseries spéciales et de son projet de reconversion industrielle n'a qu'un seul tort: Elle est située dans la mauvaise région, celle de l'une des principales opposantes au chef de l'Etat, elle fait de l'ombre au projet industriel porté par une entreprise plus forte qu'elle et soutenue par le gouvernement.

Sa mort programmée semble inéluctable. Dommage pour l'industrie automobile française qui a là, l'occasion de se trouver en pointe en matière de production de véhicules écologiques. Car il suffirait  que Renault et PSA  contribuent au développement de la voiture d'Heuliez dont ils seraient bénéficiaires au niveau de la technologie pour leurs propres projets.
Mais il est vrai que Nicolas Sarkozy trouve que l'écologie prend une trop grande place en France.

2010, une année que l'on voudrait bonne!

mercredi 6 janvier 2010, 14:41

La tradition. Difficile d'échapper à la tradition. Celle des voeux, par exemple. Il est de bon ton de présenter ses voeux aux personnes que l'on connaît, même si l'on est indifférent à ce qu'elles passent une bonne année. C'est comme-çà, les bonnes relations le veulent et, au fond, ce n'est peut-être pas si mal. Même si l'on sait le niveau d'hypocrisie de certains souhaits. Surtout en politique.

Ainsi, notre président dont je disais en 2007 qu'il était atteint du "syndrome de la musaraigne". La musaraigne est un mini rongeur qui passe sa vie à s'agiter pour amasser de la nourriture et se reproduire. Mais elle ne vit que deux ans au maximum.

Les deux premières années du quinquennat de Sarkozy l'on vu s'agiter en tous sens et, en août dernier un malaise, soi-disant "vagual", lui a rappelé que les excès en tous genres sont nuisibles à la santé.

S'il a mis un frein à certains d'entre-eux, il a toujours le souci de garder la haute(?) main sur les affaires.  Mais il semblerait que, obstinément, la main veuille passer. Et les réalités économiques, juridiques, sociales ne se laissent pas si facilement oublier. Alors, lorsque l'on échoue par la porte, on tente de passer par la fenêtre, si étroite soit-elle.

A vouloir toujours protéger ses amis fortunés par des réglements économiques iniques en matière de fiscalité,  il finit par écoeurer totalement le peuple.
A vouloir faire s'affronter des communautés qui, jusque-là se côtoyaient sans trop de problèmes, afin de justifier une politique sécuritaire à outrance, il remet en selle un FN en perte de vitesse.
A vouloir favoriser la résurgence d'une "lutte des classes", tombée en désuétude par la mise sous le boisseau du PC par le PS, il en arrive à faire douter ses propres électeurs.

Il est vrai que le PS, lui-même n'incite guère à se tourner vers lui comme recours.

Et il s'apprête, sereinement à perdre des régions aux prochaines élections et à favoriser la réélection de Sarkozy en 2012, pour peu qu'aucun d'entre-eux ne soit élu au détriment des autres. Car dans ce parti où chacun s'imagine pouvoir être le patron, on préfère que tout le monde perdre si l'on n'est pas soi-même le meneur.

A ce niveau, on est au PS, aussi irresponsable que chez les verts où l'on coupe soigneusement toute tête qui dépasse. Mais l'écologie, ce n'est pas de couper les hautes fûtaies, mais d'en favoriser la croissance au profit des buissons les plus courts et des plantes couvre-sol.

Avec tout cela, il faut encore s'accommoder de la gabegie Bachelot avec les vaccins de H1N1, le Tamiflu et les masques de protection qui coûteront un maximum de déficit à l'Etat et à la Sécu.
Car même si les labos encaisseront, sans trop broncher, le dédit des commandes pour ne pas obérer leurs demandes de mise sur le marché de nouveaux produits pharmaceutiques, il obtiendront des taux de remboursement plus favorables de la part de la sécu. Mais il est vrai que, dans le même temps, on déremboursera des médicaments dont les brevets seront tombés dans le domaine public, sous le faux prétexte d'inefficacité ou de molécules de "confort". Opération destinée à favoriser la vente des nouveaux médicaments, pas forcément plus efficaces, mais plus rentables pour les laboratoires.

Allez, avec tout cela, ne voyons pas tout en noir, puisque la France est qualifiée pour le Mondial de foot, après une tricherie, mais, que voulez-vous,  " c'est la loi du sport" et que, pendant un mois, on aveuglera le peuple avec des jeux, à défaut de lui donner de quoi acheter du pain.

PF

Pourquoi veut-on nous priver de mémoire?

dimanche 6 décembre 2009, 17:05

Un collectif d'éminents scientifiques s'insurge contre la volonté du ministre de l'éducation nationale, de supprimer l'enseignement de l'histoire et de la géographie en classes de terminales des filières scientifiques. Sous couvert de renforcer l'apprentissage des sciences, le ministre procède ainsi à la mise en place d'un procédé d'effacement de la mémoire collective.

Car le même argument peut valoir pour chacune des autres filières et l'on pourra assister , peu à peu, à la disparition pure et simple d'une discipline jugée inutile. Je dis "une" discipline car l'histoire et la géographie sont indissociables. On ne peut en effet comprendre la marche de l'histoire sans connaître sa géographie, puisque c'est bien la connaissance des reliefs, des climats et de la répartition des ressources naturelles qui génère la volonté d'un peuple à en dominer un autre.
La conquête et la conservation des points d'eau, ressource vitale s'il en est, a de tout temps été cause de conflits. Et encore de nos jours au Moyen-Orient par exemple. Le Jourdain est bien l'enjeu essentiel du conflit entre Israël, la Palestine, et la Jordanie.
Se sont ajoutés avec le temps, les réserves minières, les terres fertiles, les réserves forestières, le gaz, le pétrole et la domination économique financière.
L'esclavage est né du souci de produire et réaliser de grands travaux à moindre coûts. Et, bien que l'humanité trouve son berceau en Afrique, c'est ce continent qui paye le plus lourd tribu à la domination spéculative. Toutes la nations en mal d'expansion ont puisé et continue à puiser sans compter dans les réserves naturelles et humaines de l'Afrique. Les arabes, les Egyptiens, les romains, les Grecs, les nations européennes et leur avatar que sont les Américains ont réduit les peuples africains en esclavage. Et bien qu'il est été officiellement aboli en 1848, l'exploitation actuelle des mêmes peuples, sous des couverts de pseudo démocraties, en est une forme moderne.
L'Afrique est le continent qui produit le moins de pollution, et pour cause, les autres nations s'ingénient à la conserver en état de sous évolution à leurs profits.

A l'heure où le gouvernement incite à la mise au ban des immigrés et parle d'une "identité nationale" revue à la sauce ultra droitiste, faire pièce à l'enseignement de l'Histoire et de la géographie permet de se s'approprier un passé commun, fait mélange des races et des cultures, en faisant croire que la France n'a qu'une seule identité.

Par sa situation géographique, notre pays est un lieu de passage de toutes les civilisations. Les transhumances des vacances le prouvent, les étrangers sont nombreux à emprunter nos routes. Ils sont également nombreux à venir s'installer dans nos régions. Tous ne sont pas des immigrés que l'on refoule, surtout s'ils viennent de nations nanties.

Vouloir faire croire qu'une nation comme la notre peut se résumer à  "Une" identité est un non-sens, une utopie. Il serait temps que nos ministres dits de l'immigration, de l'intérieur et de l'Education Nationale oublient leurs malencontreuses réformes pour écouter les voix de la raison et de l'humanisme, et pas uniquement les voix électorales.

Identité Nationale, Citoyenneté : de quelle époque?

dimanche 22 novembre 2009, 17:49


Toute petite contribution au débat sur l'identité nationale et la citoyenneté.


Il est étrange de mettre en avant le concept "d'identité nationale" dans un pays qui s'est bâti sur le mélange des races et des civilisations, dès son origine.
Dès Néandertal et Cro-Magnon, et sans doute bien avant, les peuples n'ont cessé de se confronter et de se mélanger.
Les celtes devenus Gaulois, les Romains devenus Gallo-romains, les Huns, les Wisigoths, les Vandales, les Allains, les Burgondes, les Francs, les Allamands, les Arabes, les Vikings, les Anglais, les Espagnols, les Prussiens, les Russes, les Allemands et j'en oublie sans doute en route, en ne respectant pas forcément l'ordre chronologique.  Tous nous ont envahis, occupés, sur des périodes plus ou moins longues, mais tous ont laissé une trace héréditaire dans notre sang français.

Alors, de quelle "Identité Nationale" Française parle-t-on qui ne soit issue de tous ces mélanges, de toutes hérédités, de toutes ces traditions, de toutes ces essences humaines?

Un peuple ne survit que parce qu'il accepte le brassage des populations. Rejeter l'autre, c'est se condamner soi-même à la dégénérescence. On a vu le résultat de la consanguinité sur les cours royales européennes.

La politique de refus de l'immigration telle qu'elle s'applique actuellement est vouée à l'échec. Fermer Sangatte a amené la "jungle" de Calais. La destruction de cette "jungle" sera le creuset d'une autre forme d'exploitation encore plus violente des immigrés en transit.

Une politique d'intégration par l'acceptation des communautés dans leurs différences en favorisant l'harmonisation des liens et le respect de tous par chacun conduira toujours à une meilleure culture globale.
Jamais les ghettos n'ont été facteurs d'avancées sociales.

Sans doute le mélange des races et des traditions n'est pas facile à accepter ni à mettre en oeuvre, mais c'est bien par ce seul moyen qu'une réelle paix sociale peut s'établir. Avec ses manquements parfois, mais toujours avec plus de richesses culturelles.

La vraie citoyenneté et la vraie "Identité Nationale", c'est celle-là et seulement celle-là.

Patrice Fougeray

20 novembre, journée internationale des Droits de l'Enfant

mardi 17 novembre 2009, 10:46

L'année fourmille de journées dédiées à des causes plus ou moins folkloriques dans leurs appellations. La plupart du temps on ne les découvre que lorsque les médias sont en manque d'actualité, ou ont été démarchés par un lobbie. A moins que l"on ne veuille mettre en retrait un événement dérangeant.

Il en est pourtant de très sérieuses telle celle qui, le 20 novembre, est consacrée aux "droits de l'enfant."
De tous temps, et le 21ème siècle n'est pas exempt, loin s'en faut, les enfants ont été victimes des pires actions de la part des adultes.
Travail dans les mines, les usines dès la tendre enfance, exploitation sexuelle, chair à canon des armées et des guérillas, trafics en tous genres, et ce dans les pays les plus "civilisés".
La France elle-même n'hésite pas à envoyer la police dans les écoles pour expulser des mômes dont les parents sont, paraît-il, en situation irrégulière dans notre pays.

Il est significatif de constater que seuls, deux pays n'ont pas encore ratifier la convention internationale : La Somalie, en panne de gouvernement légal depuis près d'un quart de siècle et les Etat- Unis, plus grande puissance mondiale. ces derniers invoquent l'autorité parentrale et le fait que sertains des 50 états appliquent la peine de mort aux mineurs. N'oublions pas que leurs multinationales font fabriquer leurs produits  dans des pays où le travail des très jeunes enfants est habituel.

Alors une petite journée, qui la plupart du temps passe quasi inaperçue, c'est bien peu pour défendre les droits des enfants.

Vous pouvez lire Convention des doits de l'enfant et consulter la liste des pays signataires en cliquant sur le lien.
Convention des droits de l'enfant

Copenhague voué à l'échec

Cliquez pour agrandir l'image
3 novembre 2009

Prévu pour se tenir du 7 au 18 décembre, le sommet de Copenhague sur le climat semble d'ores et déjà voué à l'échec.
En effet, Barack Oboma souhaite signer le prochain compromis. Mais on se souvient que les USA avaient apposé leur signature au bas de l'accord de Kyoto, avant que le congrès, soumis aux lobbies des entreprises, ne refuse de le ratifier. Il risque fort d'en être de même pour celui de Copenhague puisque, même avec un président démocrate à leur tête, les USA sont dirigés par un congrès pour lequel les profits financiers des grands trusts sont plus importants que la protection de la planète. Car il est évident que, dans les temps de surchauffe annoncés, ils sauront encore en réaliser en proposant les équipements de protections nécessaires : masques à gaz, lunettes, combinaisons, véhicules hyper protégés, super climatiseurs qui ne manqueront de devenir des éléments nécessaires à la survie humaine. Les guerres et les catastrophes génèrent toujours plus de profits que les périodes de paix et de calme. Les plus grandes fortunes s'établissent sur les décombres.

L'Europe veut parler d'une seule voix, mais en France Claude Allègre, scientifique reconnu par certains de ses pairs  et "spécialiste" de l'environnement, milite que le réchauffement climatique est un leurre. Mais on se souvient que c'est le même Claude Allègre qui fut mis en difficulté par Haroun Tazieff, lors de la menace d'éruption de la Soufrière à la Guadeloupe en 1976. Allègre jouant sur la peur et demandant l'évacuation des populations, Tazieff, après études sérieuse, affirmant qu'il ne s'agissait que d'une manifestation bénigne du volcan. Tazieff à eu raison. Allègre ne lui a jamais pardonné ce camouflet. A tel point que, Ministre de la Recherche lors du décès du premier vulcanologue français en 1998, il n'a pas eu l'élégance de lui rendre l'hommage que  son travail aurait mérité.
Comment dès lors, prendre au sérieux les analyses d'un tel scientifique?

L'accord de Kyoto admet le "droit à polluer" de certaines grandes multinationales, au prétexte que la mise aux normes anti pollutions de leurs installations pénaliseraient gravement les profits de leurs actionnaires. Ce "droit" s'accompagne d'une obligation de ces entreprises de verser des aides aux entreprises des pays émergeant pour les aider dans leurs modernisation. Une manière les pénaliser dans leurs éventuelles capacité à concurrencer les occidentaux?
Qu'en sera - t - il à Copenhague de ce  "droit à polluer"? Il est évident qu'il ne sera pas remis en cause, les enjeux économiques étant toujours prioritaires. La "crise économique" servant de prétexte facile à ne pas bouger sur une réglementation à minima déjà jugée trop contraignante.

Alors Copenhague?
A part permettre aux diverses délégations de s'offrir quelques jours à se goberger aux frais de leurs citoyens et de générer un peu plus de pollution en se déplaçant dans des avions qui n'ont rien à voir avec des charters, c'est un échec programmé, même si, au final, on nous servira un nouvel accord à minima, puisqu'un tel événement ne peut pas déboucher sur autre chose. officiellement.

P.F.

Copyright © 2009. Patrice Fougeray - BEC16 - Tous droits réservés.Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS