Rochefort ne se comprend que si l'on visualise l'ensemble du dispositif défensif conçu par Vauban et ses successeurs pour défendre la ville. Des forts répartis stratégiquement le long des 24 km de la Charente. La transformation d'îlots en redoute avancées, celle de l'île d'Aix en une forteresse difficilement prenable et pour finir le fameux Fort Boyard. Une construction insensée, immédiatement inutile, car dépassée au moment de son érection au milieu du 19ème siècle, par des armements modernes. Il est devenu aujourd'hui le site d'un jeu télévisé où les candidats affrontent leurs propres peurs.
En période estivale, un bateau part de Rochefort pour une croisière découverte. Mais toute l'année, assure la liaison entre Fouras et l'île d'Aix et permet de s'offrir une jolie promenade sur ses chemins. Il est toutefois prudent de se renseigner pour connaître les horaires de passages et les sites ouverts à la visite hors saison.
Renseignements touristiques :  Naissance de la ville arsenal |  | Ville éminemment stratégique, Rochefort se devait d'avoir une défense maritime particulièrement efficace. Dès sa création, Vauban a voulu pour l'arsenal royal un dispositif qui empêche l'ennemi de remonter le cours de la Charente. À l'époque, l'ennemi était, soit anglais, soit espagnol, deux nations aux marines de guerre fortes et quasi invincibles. Colbert et Louis XIV souhaitaient voir la France se doter d'une marine pouvant rivaliser avec les deux autres. C'est ainsi que l'on planta la grande forêt de chênes de Tronçais, dans l'Allier, destinée à fournir le bois de construction pour les générations futures. C'est également la raison de la création au cœur d'un vaste marais entre Charente et océan, d'une ville-arsenal. Bâtie sur le seul espace rocheux du secteur, elle s'appellera Rochefort. À défaut d'avoir pu construire aux abords de Soubise, fief tenu par un ami puissant du Roi, on expropria un moins redoutable adversaire, huguenot de surcroît. Afin de rappeler cette histoire édifiante, l'office de tourisme du Pays Rochefortais propose enpériode estivale, avec la sté des Croisières Fourassines, de passer une journée par semaine à la redécouverte de ces différents sites. Chaque dimanche matin, une vedette vient chercher les passagers au ponton de la Corderie Royale pour une remontée de la Charente, un cercle autour de Fort Boyard et une visite de l'île d'Aix.
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|   Où l'on comprend pourquoi Rochefort ne fut jamais attaquée.Les fosses de la Gardette et leurs bassins où les mâts s'imbibaient d'eau lentement, le Pont transbordeur, le pont routier assez haut pour laisser passer les mâts du « Belem » à mi-marée, la zone de lagunage, le port à sec de Soubise, la fontaine et le fort Lubin où s'effectuait le chargement des tonneaux d'eau douce, le fort de la Pointe (Fort Vasoux) défendant l'entrée de l'estuaire, Port des Barques ainsi nommée car c'est là que les barques légères chargeaient ou déchargeaient les navires trop gros pour remonter la Charente, le fort de l'île Madame, Fort de l'Eguille, Fort Enet, Fort Vauban, construits sur des îlots, jalonnent le parcours de la vedette jusqu'à l'île d'AIx… Ponctuée par les commentaires empreints d'humour d'Olivier, la descente du fleuve dure un peu moins de deux heures. L'heure de départ tient compte de la marée, mais l'arrivée a lieu en fin de matinée, le temps d'une première prise de contact avec l'île, avant de s'offrir un repas dans un restaurant ou un pique-nique sur la plage ou à l'ombre de la forêt.
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|   Découvrir l'ïle forteresseAprès avoir été la forteresse en mer défendant la rade, connu un déclin à la fin du XIXe siècle,l'ïle d'Aix a été sauvée et remise à la mode au début du Xe par un couple de passionnés, le Baron et la Baronne Gourgaud dont l'un des ancêtres fut compagnon d'exil à Ste-Hélène, de Napoléon Ier. Le « Club Méditerranée » voulait en faire un grand village de vacances, amis ses habitants ont défendu leur environnement privilégié et l'île d'Aix, classée par les monuments historiques, conserve son statut naturel et ne se visite qu'à pied ou à vélo. Les autos y sont interdites (sauf pour des besoins précis). Mais il est vrai qu'avec ses 7 kilomètres de périmètre et ses 700 m de largeur maximums, la traverse ne demande que quelques dizaines de minutes. En un après-midi, la visite s'effectue tranquillement pour un retour en début de soirée. Au bout de cette journée de détente, où Aix vous aura dévoilé derrière ses roses trémières et ses façades roses (la couleur arborée en toute circonstance par la Baronne de Gourgaud), ses cours intérieures, son village que protègent le Fort de la Rade et le fort Liédot, son église du XIIe siècle, ses deux phares, vous retrouverez « La fée des îles II » pour une remontée de la Charente vers Rochefort. Peut-être alors direz-vous comme « Binuche », le leader des « Binuchards », « Tu resteras mon île ».. |
|   Musée AfricainTrois musées se partagent essentiellement l'attention des visiteurs. Pour chacun il faut compter au moins une heure de visite Musée Africain : conçu par le Baron de Gourgaud, grand passionné de l'Afrique, il présente ce continent tel qu'on le concevait à l'époque. Animaux exotiques naturalisés, objets traditionnels, armes, il offre, à travers la vision colonialiste du temps, empreinte de paternalisme et de profond racisme, une approche de l'Histoire africaine d'avant le modernisme. |
|  Musée Napoléon |  | | On sait que l'Empereur passa là les derniers jours de sa vie sur le sol français, avant que le « Bellérophon » ne l'emporte vers St Hélène. Au-delà des chapeaux, que l'on ne trouve d'ailleurs qu'en gravure, les souvenirs y sont nombreux et parfois curieux. Les donateurs ont amené dans cette « dernière demeure » française de Napoléon Ier, des objets qui ont jalonné sa vie ou celle de son entourage et de certains de ses généraux. Des reproductions du fils de Mme Laetitia peintes, sculptées ou gravées de Joséphine, Marie-Louise ou le « Roi de Rome », occupent une large place des trois étages de l'ancienne maison du gouverneur. |
|  Musée de la Nacre | L'île d'Aix abrite une plage où l'on ramasse des coquillages en grande quantité. Ces petits coquillages comme leurs cousins des antipodes sont producteurs de nacre. Matière naturelle d'une consistance voisine de celle de nos ongles, elle est travaillée depuis les années 1950 par la famille Gallet. Seuls représentants d'une activité exigeante, les Gallet ont constitué un musée montrant dans un parcours alliant vitrines d'exposition et commentaires vidéo toutes les variétés de coquillages producteurs de nacres, ainsi que des objets réalisés dans cette matière. |
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