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A voir en ce moment Christian Testar |  | Installé aux Récollets de Cognac jusqu'au 3 juillet, Christian Testard peint au couteau des paysages imaginaires. Inspirés de ses voyages, ils assemblent des vues, des éléments de décors, puisés ici et là, au gré routes et des chemins. S'ils naissent de l'imagination de l'artistes , ils reflètent pourtant la lumière, les couleurs, les parfums des régions évoquées. C'est que l'artiste né, voici 50 ans dans la région bordelaise, a connu une enfance de voyages dans les terroirs et les îles et en a tiré des sensations qu'il traduit dans des peintures lumineuses, colorées, à la matière transparence, usant du couteau comme d'une brosse légère. Ses "Provences", ses "Bretagnes", ses paysages ont la puissance et la beauté de leurs cadres originels; les pétales de ses bouquets filtrent une transparence qui leur rend cette fragilité qui leur est naturelle.
Christian Testard peint depuis son enfance et continue pendant ses expositions, créant naturellement devant son public ses oeuvres virtuelles dont les modèles naissent spontanément sous sa palette et son couteau.
Si vous avez manqué son exposition retrouvez le sur : http://www.ctestard.com/
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|  Venise, sans masque |  | Nicole Bertin, journaliste et photographe, connaît l'art de faire partager ses voyages à ses concitoyens. Son oeil se pose sur des cadres de vie, des reflets d'images, des parfums, des environnements en jouant de ses focales comme de sa sensibilité, en finesse, avec doigté. Sa vision de Venise, à la fois touristique et documentaire en fait ressortir toutes les nuances, toutes les influences. Ses vues générales, ses plans rapprochés permettent au regard de s'approprié une ambiance, un détail, une âme de vie. Un livret, "Venise, à la croisée des mondes" accompagne l'exposition.
Ses photos sont encore visibles jusqu'au 12 juin à la Galerie Souchon, 2 rue de la Source à Royan.
Ouverte dans un lieu consacré à la mise en scène des photos où des décors sont préinstallés afin de favoriser différentes ambiances, le galerie dispose d'un large espace d'exposition. Spécifiquement consacrée à la photographie, elle permet de rencontrer des créateurs pour lesquels la technique photographique n'est pas un but en soi, mais un moyen de faire partager ses émotions.
Une prochaine exposition sera consacrée aux conséquences de la tempête Xynthia vues par Benjamin Caillaux, nous vous en reparlerons.
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|   Pierre-Marie Tardat et Cyril KarénineLes Récollets à Cognac, accueillent deux jeunes artistes au talent déjà affirmé.
Des toiles claires, faites parfois de matières ou, plus exactement de matériaux, une approche résolument moderniste, largement inspirées de ses maîtres, mais dont il se réapproprie les techniques, Pierre-Marie Tardat doit tout à sa formation. Hors du classicisme des écoles d'arts, il a suivit le chemin de l'atelier de Monique Jacquet. C'est là qu'il aborde les diverses techniques de l'expression artistique et s'attache à les mettre au service de son art particulier. Acrylique, modelage, aquarelle, dessin, il ne sépare pas, mais unit. Plie, l'aluminium, tisse le fil de fer, souligne l'acrylique de traits de crayon. Rien de vraiment révolutionnaire, mais une originalité certaine. A trente ans, il prépare encore son chemin d'art sachant qu'en matière d'art la maturité se révèle lorsque l'on a su se détacher totalement de ses influences. Si grandes soient-elles.
Pierre-Marie Tardat présente une partie de ses oeuvres dans une exposition impromptue aux Récollets de Cognac en compagnie du sculpteur Cyril Karénine qui pratique une sorte de "sculpture durable" en redonnant une vie inattendue à des objets tombées en désuétuse. Là encore, la démarche n'est pas forcément nouvelle, mais les créations sont belles et font oublier le plus souvbent le support originel.
A voir jusqu'au 3 avril. |
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|  Benko, Cario, Delannoy, Folliet : Osmoses |  | « Morsure », un livre d'art(s). Avant tout un livre d'artistes.
Une rencontre. Une rencontre, on ne sait jamais. On ne sait jamais ce qui en découle vraiment. Pas plus avant qu'en suite. Ephémère souvent. Comme cette ombre entrevue ou ces « passantes » d'Antoine Pol, que Brassens mit en musique. Durable parfois comme le fut la Pléïade. Riche le plus souvent des échanges qui s'y créent. Celle qui donna naissance à « Morsure » restera. Marquante. Unique.
« Morsure ». Indéniablement, c'est celle de l'amitié, de l'amour de l'art. Amour partagé entre quatre artistes unis dans la même passion.Charnelle. Elle se voulait artiste, peintre, elle devint le modèle du peintre. Elle se voulait modeleuse de matière, sculpteur de pierre, de bois, de métal, elle devint modeleuse de mots. Sculptant la phrase, ciselant le haïku, soudant les univers. L'univers du peintre. L'univers du photographe. Metteurs en images de leur union.
Cindy Benko, le modèle; Véronique Cario, l'écrivain (je dis bien écrivain... »Écrivaine » est un si vilain mot, qu'il défigure la femme auteur et ne lui rend pas l'hommage qu'elle mérite.) ; Didier Delannoy, le peintre partagé entre deux mondes. Saintongeais à l'âme slave, membre de l'Union des Peintres Russes, aux coups de pinceau dont la puissance souligne plus qu'elle ne révèle la sensualité du corps ; Jean-Charles Folliet, le voyeur discret. Un cadrage ; Une lumière. Pour le détail.L » atmosphère.
Aucun voyeurisme justement. Aucune exhibition. Tout est nuances, pudeurs, sensualités. Modèle, peintre, photographe, auteur, sont à l'unisson des corps, des sensibilités, des arts. Osmose véritablement des âmes et des talents. Hommage unique que ce partage à la seule vraie valeur qui les unisse, l'art. Les arts. Tous les arts car, pendant le travail la musique est présente.
Lisez les préfaces des artistes, élégantes, fragiles, tant humaines.
Et regardez. Votre regard se déshabille de ses perversités pour ne s'imprégner que de la suavité paisible des images et des textes.
Naissance à huit mains, à quatre regards. « Morsure » unique. Celle de l'échange. Celle du don. Celle du partage. Et au bout, un livre. Une exposition.
L'exposition, c'est jusqu'au 20 mars aus Récollets à Cognac. Le Livre, bilingue Français — Russe, vendu 30 € auprès de Jean-Charles Folliet, prochainement sur son site : http://www.jc-folliet.com/galeries-photos/
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|   Johanna et Lahcen aux Récollets à Cognac Johanna est née en 1975 à Cognac, en Charente, mais vit désormais dans le sud marocain.
Bien avant d'y rencontrer Lahcen, elle créait déjà des toiles très imprégnées de ce "styl'Afrik" qu'elle affectionne particulièrement. Ses femmes longilignes aux tenues "haute-couture" adoptent des poses inspirées des plus grands "top models". Provoquantes, sexys, naturelles, détendues, c'est tout le catalogue des opages glamours des magazine qui défilent sur les murs. Mais les ambiances colorées aux dominantes ocres, orangées et noires vous ramènent toujours à cette Afrique que la jeune femme rêve de voir transformer ses boubous en robes du soir. Simplement pour que l'on y voit autre chose que l'exotisme de bazard des tour-opérators et du Club Med.
L'oeuvre du peintre marocain Lahcen Mahmoudi, quant à elle, s'inscrit dans la tradition culturelle arabe qui veut que l'on ne représente pas l'homme. Ses toiles, illustrent des signes calligraphiques sans en apporter la signification évidente, par la suggestion. Comme dans cet "envol" où les traits de pinceau, donnent l'image d'une foule en mouvement survolée par des oiseaux. Burnous noirs et blancs mêlés aux ailes bleues d'anges gardiens.
L'exposition se déroule actuellement au Couvent des Récollets de Cognac, jusqu'au samedi 14 novembre.
Un "clic" sur la photo et découvrez le site de Johanna |
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